« Homo sapienne « , Niviaq Korneliussen, 10/18, 2020 (2014), traduit du danois par Inès Jorgensen

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« Homo sapienne » est le premier roman de Niviaq Korneliussen, et c’est aussi le premier roman que j’ai lu venant du Groenland. Cette écrivaine inuit nous offre ici un roman chorale à cinq voix dans la ville de Nuuk (capitale du Groenland). Ce livre parle d’identité et de jeunesse, de se découvrir et de se tromper, le tout dans une écriture très incisive qui m’a parfois déroutée, et dont je vous mets un exemple slide 3 (mais c’est toujours difficile de savoir avec les traductions : peut-être que ces constructions de phrases sont typiques du groenlandais ?).

Tout le monde a déjà parlé d’Homo sapienne et de ses enjeux d’identité, mais ce que j’en retiens quelques années après ma première lecture, c’est surtout le Groenland. Par ces cinq voix, l’autrice parvient à nous transmettre toute une génération en souffrance, qui n’arrive à se réconcilier ni avec la génération précédente ni avec elle-même. Je retiens finalement plutôt le désespoir que la queerness.

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