

🔎 Où ? En librairie (indépendante) !
Aujourd’hui je triche un peu, je ne vous parle pas d’un livre lesbien mais d’un livre gay, d’un livre pédé même. Je me permets l’exception, parce que je crois profondément que c’est un livre qui doit être lu, et notamment par les lesbiennes.
Comme expliqué dans la préface, être pédé ça n’est pas seulement aimer les hommes : c’est une identité politique à la fois subie et choisie, comme gouine peut l’être, et qui dit quelque chose de l’expérience homosexuelle masculine. Chaque contribution apporte un éclairage différent sur la question, sur tout ce que pédé peut vouloir dire, sur ce que ça peut être d’être pédé mais pas seulement, d’être aussi noir, trans, migrant, prolo… Ça parle aussi de l’histoire pédé, des archives, de la représentation culturelle et du VIH/sida, ça parle des relations entre pédés et aussi un peu des relations entre pédés et gouines, entre pédés et filles à pédés, l’amour de dingue que ça peut représenter tout ça.
Au-delà de l’aspect important de ce partage d’expériences et de réflexions sur la question gay (pun intended), j’ai été particulièrement marquée par le message politique porté par plusieurs contributeurs, faisant référence à Wittig pour affirmer que les pédés ne sont pas des hommes. Parfois, j’en veux à un certain féminisme de m’avoir fait croire à une supposée domination des gays sur moi, car « ils restent des hommes ». Je regrette le manque de solidarité gay/lesbienne, dans ma vie et dans les luttes, même si l’histoire l’explique. Je regrette surtout l’homophobie crasse qui se cache parfois sous un faux féminisme.
En bref, je recommande fortement cette lecture aux gouines et aux pédés de leurs vies, et pour mieux vous convaincre j’ai même ajouté plus d’extraits que d’habitude à ce post !
