Publié en 2024 chez La ville brûle
🔎 Où ? En librairie (indépendante) !
Dernier tome du triptyque de Mirion Malle (avant il y a eu C’est comme ça que je disparais et Adieu triste amour), et comme dans tout ce qu’elle fait les dessins sont sublimes et les couleurs viennent t’attraper le coeur. On y suit Clémence et sa colère qui la mange et la nourrit en même temps ; la même colère chez ses amies, et ce qu’elles en font.
J’ai adoré retrouver le parler québécois, les amitiés lesbiennes et les scènes de fête que j’avais déjà beaucoup aimées dans Adieu triste amour. On retrouve aussi le viol et surtout la reconstruction, des thèmes qui traversent ses BDs d’une manière qui fait écho à l’oeuvre de Lola Lafon (dont un livre est d’ailleurs cité !) et qui me parle assez. Surtout, j’ai aimé rencontrer les femmes du groupe de parole de Clémence, j’ai aimé que les mots « CALACS, centre pour victimes de violences sexuelles » soient écrits sur la page, plusieurs fois. Ça compte et c’est précieux.


